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Histoire

De Thalanzac à Talensac

Talensac fut successivement appelée :

THALANZAC vers 1190

TALENÇAC vers 1330

TALENCACH par le marquis de Bellevue

TALENCHEAC pour d’autres.

Le Gréez St-Meen

Jadis, cette pierre n’était pas, comme aujourd’hui, à demi enfoncée en terre, mais elle était la table d’un grand autel sur lequel les païens égorgeaient des hommes.

Selon la légende, Talensac devrait son origine à Saint Méen, abbé qui en est le patron.

Un vitrail du coeur de l’église actuelle illustre cette tradition.

Deux récits quelque peu différents, mais exprimant la même croyance, relatent cette histoire.

Selon le premier : “Saint Méen voyageait avec ses moines pour retourner au pays de Gaël et tenir la promesse qu’il avait faite de revenir vers Caduon, riche seigneur de cette contrée, à condition que cette commande fût exaucée par Saint Samson de qui relevait Saint Méen, comme disciple.

Il était arrivé sur les bords du Meu, à un gué qui porte encore le nom de « gué des grandes-planches » ; vis-à-vis de lui se dressait une colline couverte d’arbres et dont l’aspect lui plut. Le désir lui vint alors de s’ arrêter pour y faire quelque séjour. Après avoir traversé le gué, il dit à ses compagnons, en balançant la hache qu’il tenait à la main : « Où cette hache tombera, Méen bâtira » et la hache tomba là où se trouve actuellement l’église. Méen tint parole. Parvenu au sommet de la colline, il retrouva sa hache et s’en servit pour défricher, avec ses compagnons, un emplacement suffisant à y bâtir une modeste chapelle, et alentour quelques cabanes pour s’abriter, lui et ses moines. Il se mit à prêcher l’évangile aux habitants d’alentour encore païens.

Un certain nombre écoutèrent sa voix et vinrent se fixer autour de la petite chapelle. Ils jetèrent ainsi les fondements du bourg de Talensac, qui à cette époque éloignée, ne portait aucun nom particulier.”

 

La seconde version décrit le gréez Saint Méen : “comme étant une sorte de menhir renversé de 3,45 m de longueur et d’un mètre d’épaisseur, en schiste ferrugineux. Il présente des rayures transversales et de petits trous circulaires d’un centimètre de diamètre et d’un centimètre et demi de profondeur. Au VIème siècle, Saint Méen, après avoir aiguisé sa hache sur cette pierre la lança en l’air en disant :« Où cette hache tombera, Méen bâtira », et il construisit l’église de Talensac à l’endroit où elle est tombée, à 1 200 mètres de là ». Selon cette version également : « cette pierre servait alors de table d’autel pour l’immolation de victimes humaines et Saint Méen y fut attaqué par un de ses anciens disciples. Il réussit à éviter les coups du renégat, et celui-ci, cherchant dans sa fureur à ébranler la pierre, la renversa sur lui et fut écrasé.”

Au sujet de cette légende, le point de départ du « lancer » serait le lieu-dit « La Chapelle ès Oresves« , érigé en ermitage. Par la suite, une chapelle, un monastère et un hôpital, furent bâtis. Cela est confirmé par Saint Maëlmon, évêque d’Aleth. Ces lieux furent la dépendance de l’Abbaye de Marmoutiers, en Touraine.

Les origines du nom TALENSAC

Nous n’avons pas de certitude concernant l’origine exacte du nom de notre commune. Nous savons que selon la légende, Saint-Méen arrivé sur les bords du Meu trouva face à lui “une colline couverte d’arbres. Il se servit de sa hache pour défricher un espace suffisant pour y bâtir une modeste chapelle et quelques cabanes”.

Nous savons aussi que le mot « Talus » viendrait du latin Talutium, qu’en gaulois le mot Talo veut dire « front » et que vers 1467 un « talus » désignait un terrain à forte pente.

 

Enfin, d’après les archives de la ville de TALENCE en Gironde, il est mentionné que le mot Tala appartient à la langue celtique et signifie « coupe de bois » ou encore, par extension, pillage, dégât.

Il y est fait aussi mention d’une “maison en forêt” « près de TALENCE » dont le nom écrit sous la forme latine est « TALENCIAM ».

Si l’on prend en compte ces divers renseignements, on peut émettre l’hypothèse que le nom donné plus tard, à la paroisse fondée par Saint-Méen, a pour  racine “tal” pouvant signifier, soit coupe de bois en langue celtique, soit talus en latin  à laquelle a été associé le suffixe « ac » que l’on sait d’origine gallo-romaine. On a d’ailleurs retrouvé des vestiges gallo-romains entre Montfort-sur-Meu et Talensac.

Histoire

Les rois de Bretagne Judicaël et Erispoë (ce dernier étant fils de Nominoë) possédaient à Talensac une résidence, aux VIIème et IXème siècles. Ce dernier y résidait en 852, semble-t-il au « Châtelier » à environ 600 mètres du bourg, en bordure de la route de Bréteil. Ce château de Talensac devait être fortifié car il possédait une double enceinte de fossés.

Quelques princes de Bretagne, à la tête desquels se trouvait Salomon, le cousin germain d’Erispoë, conspirèrent contre lui et l’attaquèrent dans son château. S’étant esquivé et réfugié dans l’église, les conjurés l’y poursuivirent où son parent le poignarda alors qu’il tenait l’autel embrassé. Erispoë n’avait plus qu’une fille qu’il avait promise en mariage au fils du roi de France. Ce mariage aurait pu remettre en cause l’indépendance de la Bretagne. C’est ainsi que périt ce roi de Bretagne, probablement pour “raison d’état”, le 2 novembre 857, dans l’église de Talensac.

En 1152, Amice de Porhoët, épouse de Guillaume Ier, seigneur de Montfort-Gaël donna aux moines de l’abbaye de Saint-Jacques de Montfort, les dîmes de la paroisse de Talensac, la métairie de Guilhermont (à présent Guillermoux) et le moulin de Talensac (« Modolinam in Talancach« ). Son fils Godefroy de Montfort, leur céda en 1171 le « Pré au Comte », près de ce moulin. Le château du « Châtelier » semble avoir été détruit vers 1372. Il appartenait à la famille De Bintin, qui s’armait « d’or à la croix engreslée de sable, cantonnée de quatre fleurs de lys du même » (sceau de 1306).

L’ancien manoir, situé au lieu-dit « Bintin » (route de Montfort), demeura la propriété de la famille De Bintin jusqu’en 1450, puis fut celle de divers successeurs. La famille Porteu de La Morandière l’a reconstruit au XIXème siècle.

Le Bois de Bintin relevait originairement du comté de Montfort. En 1642, après l’achat d’une partie de ce comté par Gilles Huchet De La Bédoyère, Bintin releva de la Chapellenie dudit nom.

Jeanne-Françoise De Massuel, dame du Bois-de-Bintin, de la Bouteillerie, épousa à Talensac, le 8 janvier 1697, Mathurin Lesné, seigneur de Belin, sénéchal de la Châtellenie de la Bédoyère. Le château de la Bédoyère, une importante bâtisse du XVIIème siècle, était la maison seigneuriale de la paroisse. Cette terre fut érigée en marquisat à la fin du siècle dernier. Elle n’a cessé, depuis le XVèmesiècle d’être l’apanage de la famille Huchet, d’origine irlandaise, fixée en Bretagne à l’époque des guerres de succession bretonne. Bertrand Huchet, secrétaire d’état du Duc Jean V épousa Jeanne de la Bédoyère, dame de Talensac.

Il y eut dans la famille de La Bédoyère plusieurs personnages célèbres. L’un d’entre eux,  compromis dans la conspiration ourdie au château de Clayes contre le premier consul, fut exécuté à Rennes. Le château, mal entretenu, tomba presque en ruines et fut démoli avant 1920. Seul une petite partie a été restaurée en habitation et est aujourd’hui occupée. Le blason de la famille Huchet de la Bédoyère se présentait sous la forme suivante : d’azur à six billettes percées et posées « Trois-Deux-Une ».

Il y eut à Talensac, outre les châteaux déjà cités, plusieurs autres demeures de caractère: châteaux et manoirs. Si la plupart a maintenant disparu, plusieurs subsistent peu ou prou conservés, restaurés voire complètement transformés. N’ayant souvent pas gardé leur caractère d’époque, ils font parfois partie des bâtiments d’une exploitation agricole. Citons parmi eux la Touche Rolland, Bintin et la Bédoyère déjà mentionnés mais aussi Bransahier, la Rigadelais, le Guern, la Robiclais, le Casset, la Chesnaie, la Hunaudière, le Houx, le Coudray…

A la sortie de Talensac, à l’intersection des routes vers Cintré et Bréal-sous-Montfort, se trouve une croix en pierre schisteuse qui semble remonter à l’époque romane.

Parmi les autres repères historiques sur Talensac, on sait qu’une épidémie de dysenterie fut signalée sur la commune vers 1637.

Nous ne possédons que très peu d’informations sur la période révolutionnaire. Toutefois, un exemplaire des cahiers de doléances de Talensac et Le Verger établi le 12 avril 1789 sur la proposition du Roi Louis XVI et précédant les Etats Généraux du 5 mai 1789, peut être consulté en mairie.

Traduction” : Doléances plaintes et remontrances des habitants de la paroisse de Talensac et Le Verger sa trève.

“Le Roi a pris la résolution juste et bienfaisante d’entendre tous ses sujets sans distinction de rang et de fortune ; il veut qu’ils concourent à nommer les Représentants ou députés aux états généraux, qu’ils aient tous la faculté de faire connaître leurs souhaits et leurs doléances.

C’est le Roi lui-même qui nous invite, ainsi rien ne peut nous détourner de répondre à la Sagesse de Ses vues et à Sa bonté paternelle. Disons lui avec confiance :

Sire…….”

Ce document était signé, entre autres, par Jean Macé, Julien Macé, Raoul Oresve, Joseph Boucard, Julien Margot, Joseph Partenay, Joseph Rozé, Pierre Bohuon, Joseph Grégoire, Yves Orain, François Thézelais, Mathurin Legendre, et MM. Bossard, Demeuré, Lebreton, Lamotte, …..

Comme on peut le remarquer, certains noms restent bien connus à Talensac.

Plus récemment, Talensac se souvient d’André Leclerc, arrêté le 17 juin 1944 par la milice et emmené au camp de la Croix Rouge à Rennes pour y être torturé et tué. Il ne fut hélas pas le seul Talensacois à subir de mauvais traitements dans cet endroit.

Talensac a été libéré sans combat le 3 août 1944.

Au cours de ce siècle, de nombreux Talensacois sont “morts pour la France” : 70 pendant la guerre 1914- 1918, 7 pendant celle de 1939 à 1945 et 1 en Afrique du Nord.

Avant la commune, la Paroisse

Jadis, la paroisse était l’entité administrative et Le Verger, érigé en « trêve » dès 1630 puis en paroisse indépendante en 1803, fit auparavant partie de la paroisse de Talensac. L’église primitive fut remplacée par un autre édifice (XVème et XVIème siècle) restauré vers 1703 puis agrandi en 1784 par l’adjonction d’une chapelle au sud donnant à l’ensemble une forme de croix. Les deux cloches furent baptisées respectivement « Jeanne » le 19 mars 1583 et « Marguerite » le 30 septembre 1598 (Les cloches actuelles sont plus récentes). Le tocsin, lui, nommé par Gilles Huchet seigneur de La Bédoyère et Eléonore de Murinais, fit l’objet d’une bénédiction le 29 mai 1718. Cette église dédiée à Sainte-Anne fut détruite par un incendie en juin 1872. Les offices religieux furent célébrés à la chapelle de Bransahier jusqu’à la construction de l’église actuelle de style néogothique. Édifiée selon les plans de Monsieur Folié, architecte, elle fut consacrée le 12 septembre 1882 par le cardinal Place, archevêque de Rennes.

Le cimetière était autrefois situé autour de l’église. Aux alentours de 1930, il fut transféré rue « du cimetière » aujourd’hui rebaptisée rue de « La Hunaudière ». Prés de l’église, à l’emplacement de l’ancien cimetière, se trouve toujours une croix historiée en granit, figurant d’un côté un Christ et de l’autre une piéta, avec quatre personnages placés par deux de chaque côté ; quatre anges se tiennent debout le long du fût et quatre autres sont en adoration au sommet.

La fontaine Saint Lunaire, qui se voyait de l’église, était jadis lieu de pèlerinage pour les gens souffrant des yeux et menacés de cécité.

Il y eut sur le territoire de la paroisse de nombreuses chapelles dont la plus importante était celle  de Le Verger.  Citons  également  celles  de Bransahier  (déjà mentionnée), de  la  Bédoyère, de La Touche Rolland, du Houx, de l’Ermitage (il y en avait un situé à la Chapelle ès Oresve), de la Fontenelle, de Saint-Laurent-les-Guérets (dépendance du prieuré de Saint-Lazare), de Guillermoux (Guihermoulx), de Saint-Joseph (bois de Bintin) et de Bonnais (en Le Verger).

De nos jours encore, les limites du territoire communal (souvent créées de manière arbitraire à partir d’un cours d’eau) ne sont pas identiques aux limites de la paroisse pour qui la proximité de l’église était un critère déterminant. C’est le cas des hameaux breteillais du Champ Heulin et des Autieux Renault.

Les moulins à eaux

Le moulin tenait en France une place prépondérante dans la vie sociale. Aux environs de 1810, Talensac comptait 5 moulins à eau en activité : Le Châtelier, Le Guern et Tréjouan sur le Meu, Le Coudray et La Bédoyère sur le Serein (à l’époque on dénombrait en France environ un moulin pour 300 habitants).

Ces moulins servant à moudre le grain permettaient à chacun d’obtenir de la farine pour confectionner le pain, base de l’alimentation de l’époque. C’est en 1944 que s’éteignit cette activité sur la commune.

(sources : Paul BANEAT, Alfio PRATA, M. OGÉE, Louis CODET, Adoplphe ORAIN Histoire de Montfort, Paimpont)

 

PARRAINAGE

TALENSAC-SAUCA (ROUMANIE)

Bien avant les événements de décembre 1989 en Roumanie, à l’initiative de personnes révoltées par les projets de destruction de petits villages ruraux (le plan de systématisation) une association « Opération Villages Roumains » s’était organisée en Europe occidentale, tout particulièrement en Belgique et en France. Des Bréalais rejoints ultérieurement par des Talensacois ont rallié ce mouvement afin de venir en aide à la commune de Laza pour Bréal sous Montfort et de son village de Sauca pour Talensac.

Après une aide humanitaire d’urgence, des relations de solidarité et d’amitié se sont développées et plusieurs échanges de groupe ont eu lieu. Le 14 novembre 1992, eut lieu la cérémonie officielle de parrainage du village de Sauca par Talensac. Le village de Sauca étant lui-même sous l’administration de la commune de Laza, c’est donc entre ces différents partenaires que les relations perdurent.

 

LES MAIRES DE TALENSAC DEPUIS LA REVOLUTION

>     1792 – 1796 :    Guillaume LE BRETON

>     1797 – 1798 :    Joseph GUILLOUX

>     1798 – 1801 :    Jean SERBET

>     1802 – 1803 :    Joseph GUILLOUX

>     1804 – 1816 :    Joseph BOSSARD

>     1816 – 1830 :    Charles HUCHET, Marquis de la Bédoyère

>     1830 – 1848 :    Laurent GUILLOUX

>     1848 – 1860 :    Louis BOHUON

>     1860 – 1861 :    Jean Marie BEAUGELIN

>     1862 – 1866 :    Toussaint DENIEUL

>     1867 – 1885 :    Amand PORTEU DE LA MORANDIERE

>     1885 – 1906 :    Amand PORTEU DE LA MORANDIERE, député de Montfort

>     1906 1932 :       Amand PORTEU DE LA MORANDIERE, député puis sénateur d’Ille-et-Vilaine

>     1932 – 1977 :    Paul PORTEU DE LA MORANDIERE

>     1977 – 1995 :    Jean GOUERY

>     1995 – 2001 :    Armand BOHUON

>     2001 – 2008 :    Armand BOHUON

>     2008 – 2014    :  Armand BOHUON

>     2014 –               :  Armand BOHUON